Cette section des Questions et réponses finales est conforme aux Normes biologiques canadiennes 2026 #
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Les clauses référées dans les Questions et réponses finales sont des clauses de CAN/CGSB-32.310, Principes généraux et normes de gestion, à moins d’indication contraire.
CAN/CGSB-32.311 – Listes des substances permises
GM – issu du génie génétique
NBC – Normes biologiques canadiennes
OC – organisme de certification
7.1 Apiculture #
Conversion #
Une période de conversion de 36 mois (clause 5.1) est-elle requise pour les ruchers? (121)
Non. Le site de la ruche (colonies et ruches) doit être conforme à la clause 7.1.8.1, qui spécifie que 12 mois de gestion biologique des colonies sont requis avant la récolte du miel biologique.
Nouveaux sites de production en apiculture #
Lorsqu’un exploitant apicole biologique certifié désire ajouter de nouveaux sites de production, est-ce que l’application pour l’ajout de ces nouveaux sites doit être reçue 12 mois avant la première récolte de miel produite sur ces nouveaux sites? (312.1)
Les exploitants qui détiennent une certification valide doivent aviser leur organisme de certification et lister les nouveaux sites de production (ruches, zones de fourrage) sur leur application annuelle de certification, afin qu’ils soient inspectés concurremment avec le reste de l’exploitation. Toute nouvelle colonie établie sur ces sites doit être biologique conformément à la clause 7.1.9.
Est-ce que l’OC a besoin d’inspecter les nouveaux sites ajoutés à une exploitation apicole biologique existante? (312.2)
L’exploitant doit aviser don organisme de certification de l’ajout des nouveaux sites et documenter que ces sites sont régis conformément à la norme, incluant les exigences relatives à l’emplacement des ruches (clause 7.1.10); il doit aussi inclure cette documentation dans son application annuelle auprès de l’OC. Les nouveaux sites doivent être inspectés avant que le miel produit depuis ces sites soit vendu comme biologique.
Certification d’une nouvelle exploitation apicole #
Une nouvelle exploitation apicole fait l’achat de ruches et de colonies déjà certifiées biologiques et soumet une première demande de certification. Cette nouvelle exploitation doit-elle avoir été maintenue sous régie biologique pendant 12 mois avant que ses produits apicoles puissent être certifiés biologiques? (608)
Non. Les produits peuvent immédiatement obtenir le statut biologique après vérification par l’organisme de certification à condition que la demande de certification n’inclut aucune terre cultivée et que les ruchers soient protégés par une zone tampon de 3 km exempte de substances interdites (clause 7.1.10)
Zone tampon #
Est-ce qu’une période de conversion est requise entre la dernière utilisation de substances interdites dans la zone tampon et la présence d’abeilles butineuses? (124, 278)
Non. Aucune période de conversion n’est requise pour la zone tampon. Aucune substance interdite, en excluant les engrais, ne peut être appliquée quand les abeilles butinent (clause 7.1.10). Il faut considérer les substances chimiquement persistantes préalablement appliquées (p.ex., les traitements de semences) qui pourraient encore être présentes et nuire à la santé des abeilles.
Est-ce que l’utilisation d’une substance interdite à l’intérieur de la zone de 3 km entourant un rucher prévient systématiquement la conformité à la norme du miel y produit? (115.1, 277)
Non. Tous les types d’engrais sont permis. Les boues d’épuration, les cultures GM et les pesticides agricoles interdits par la norme, incluant les traitements systémiques des semences, ne sont pas permis (clauses 7.1.5 et 7.1.10). Le risque engendré par d’autres sources de contaminants potentiels doit être évalué. Par exemple, les produits interdits par la norme utilisés sur les propriétés privées à l’intérieur de la zone tampon pourraient être tolérés.
Quelles sources potentielles de contamination doivent être considérées dans la zone tampon? (115.2)
La production biologique de miel ne peut typiquement être entreprise lorsque la zone tampon inclut: des zones résidentielles fortement peuplées tels les lotissements, des parcours de golf, des terrains de décharge publique ou sites d’enfouissement, des ensembles industriels, des routes très achalandées ou des pépinières/serres commerciales non biologiques. Dans certains cas, il peut y avoir des circonstances atténuantes qui doivent être évaluées par les organismes de certification. La zone tampon de 3000 m peut être réduite si des caractéristiques naturelles diminuent la probabilité de déplacement des abeilles et que les sources de nourriture conformes sont abondantes (clause 7.1.10 b)). Dans ce contexte, les sources de nourriture conformes sont les plantes en fleur qui répondent aux exigences de la norme même si elles ne sont pas certifiées biologiques.
Ajout d’une ruche pour essaimage #
Les abeilles d’une ruche pour essaimage ajoutée à un rucher biologique existant doivent-elles être considérées comme des abeilles de remplacement (assujetties à la disponibilité sur le marché) ou comme une colonie de remplacement (qui doit être produite à l’intérieur de l’exploitation ou d’un autre rucher biologique établi)? (432)
Une ruche pour essaimage (incluant tant la reine que les autres abeilles) doit être considérée comme colonie de remplacement et doit donc être produite à l’intérieur de l’exploitation ou par un rucher biologique établi (clause 7.1.9).
Cire d’abeille pour fondation et gaufre #
Est-il possible d’utiliser une fondation en plastique trempée dans de la cire d’abeille non biologique lorsque la cire d’abeille biologique n’est pas disponible sur le marché? (506.1)
Non. La cire recouvrant les fondations en plastique doit être biologique (clause 7.1.13.3).
Une cire gaufrée non biologique peut-elle être utilisée lorsque des sources biologiques ne sont pas disponibles sur le marché ? (506.2)
Non. Il n’est pas possible d’utiliser des produits non biologiques. Il faut utiliser une cire gaufrée biologique provenant de l’exploitation ou d’une autre source. (clause 7.1.15.3)
Ruches traitées #
À la clause 7.1.15.7, est-ce que le terme ‘ruches traitées’ s’applique aux contenants présents au moment du traitement ou s’applique également à tout contenant temporaire propre ou non traité, tels les hausses en été et les cadres inutilisés? (391)
Le terme ‘ruches traitées’ s’applique au(x) contenant(s) présent(s) lors du traitement, et non aux hausses et cadres retirés de la ruche avant le traitement (clause 7.1.15.7). Cependant, la cire des cadres de miel ou des cadres à couvain présents au moment du traitement ou ajoutés au cours de la période subséquente de conversion de 12 mois doit être remplacée par de la cire biologique à la fin de la conversion avant que la production soit à nouveau biologique.
Les abeilles des colonies (les colonies incluant les ruches et les abeilles) qui ont été traitées doivent aussi être soumises à une conversion (clause 7.1.8.1).
Sucre non biologique pour nourrir les colonies #
La clause 7.1.11.1 b) permet d’utiliser du sucre non biologique pour nourrir les colonies sous certaines conditions. Est-ce que cette exception permet d’utiliser le sucre dérivé des betteraves génétiquement modifiées? (363)
Non. Il n’existe aucune exception qui permettrait d’utiliser du sucre issu du génie génétique. La permission de 7.1.11.1 b) s’applique à l’utilisation de sucre non biologique, qui n’est pas issu du génie génétique, si les conditions décrites dans cette clause sont satisfaites.
Cire biologique #
Est-ce que la cire d’abeille peut être certifiée biologique? (442)
Oui. La cire d’abeille générée par les exploitations d’apiculture biologique peut être certifiée biologique (clause 7.1.1), mais deux exigences s’appliquent:
1) la cire gaufrée doit provenir de sources biologiques (clauses 7.1.15.3), et
2) les abeilles ne doivent pas avoir été traitées avec des médicaments allopathiques synthétiques (clause 7.1.15.7).
Température de mise en bouteille du miel #
Quelle est la température maximale de chauffage pour la mise en bouteille du miel ? (625)
La température de mise en bouteille du miel ne doit pas dépasser 47 °C (116,6 °F), soit la température maximale de décristallisation. S’il est chauffé au-delà de cette température, le miel ne peut être utilisé que comme ingrédient dans un produit multi-ingrédients conformément à la clause 7.1.16.4.
Miel produit par des abeilles sauvages #
Est-ce que le miel produit par des abeilles sauvages peut être certifié en se référant aux exigences de 7.1 – Apiculture ou de 7.6 – Cueillette de plantes sauvages’? (382)
Les produits d’abeilles sauvages ne sont pas couverts par les Normes biologiques canadiennes.
7.2 Produits de l’érable #
Zone tampon #
À quelle distance d’une érablière certifiée peut-on utiliser une substance interdite sans compromettre la certification de l’érablière? Faut-il établir une zone tampon (13)
L’acériculture est soumise aux mêmes exigences que les autres cultures. Une zone tampon minimale de 8 mètres est généralement requise. Cependant, elle peut être réduite si des caractéristiques telles une haie, un brise-vent végétal ou une route permanents protègent l’érablière (clause 5.2.2). Dans certains cas, une zone tampon supérieure à 8 m peut être requise pour prévenir la contamination.
Magnétisation de l’eau d’érable #
En production acéricole, est-il permis d’utiliser une anode qui magnétise l’eau d’érable afin de maintenir les minéraux en suspension et prévenir la formation de dépôts calcaires dans les pannes? (304)
Non. Il est interdit d’utiliser des technologies qui pourraient altérer les qualités intrinsèques du produit (clause 7.2.7) et la magnétisation peut avoir cet effet.
Eau de puits filtrée par osmose inverse #
Est-ce que l’eau de puits respecte les critères applicables à l’eau potable si elle a été traitée dans un système de filtration d’osmose inverse? (430)
Oui. L’eau purifiée par osmose inverse est potable.
Rinçage et nettoyage des membranes des osmoseurs #
Est-il nécessaire de vérifier la qualité de l’eau utilisée pour le nettoyage/rinçage des membranes des osmoseurs en production acéricole? (230)
Oui. La potabilité de l’eau utilisée en saison de production pour le nettoyage et le rinçage des membranes des osmoseurs doit être confirmée (p.ex. satisfaire les normes relatives à l’eau potable) (clause 7.2.13.2 a) 3)).
Combustibles pour le chauffage du sirop dans les pannes d’évaporation #
Peut-on utiliser le gaz naturel pour chauffer le sirop d’érable dans les pannes d’évaporation? (346)
Oui, il est permis d’utiliser des combustibles qui n’affectent pas l’intégrité du sirop, tels que le bois, l’huile de chauffage, l’électricité, le gaz propane ou naturel, etc.
Granulés de carton comme combustible #
Les granulés de carton peuvent-ils être utilisés comme combustible pour l’évaporateur en production de sirop d’érable? (373)
Oui, si l’exploitant peut démontrer que ce type de combustible n’affecte pas l’intégrité du sirop d’érable.
7.3 Production de champignons #
Contrôle des parasites #
Est-ce que le sel de table peut être utilisé en production de champignons biologiques? (132)
Oui. Se référer à l’inscription de Sel, au tableau 4.2, colonne 2, de CAN/CGSB-32.311.
Conformité du blanc de champignon incluant un substrat #
Lorsque du blanc de champignon incluant un substrat (bâton, bûche, brique) est inscrit sur un certificat biologique, la conformité du substrat est-elle couverte par la certification ? (603)
Oui, la bûche de blanc de champignon ne peut être certifiée sur un certificat biologique que si le blanc de champignon (mycélium) est biologique et que l’utilisation des matériaux du substrat est approuvée conformément à clause 7.3.2.
Substrat #
Est-ce que les substances agricoles d’un substrat (incluant les amendements du sol et les auxiliaires de production) utilisées à toutes les phases de production de champignons biologiques doivent être a) certifiées biologiques, b) compostées? Est-ce qu’il est acceptable d’utiliser la paille conventionnelle comme matière première pour le compost utilisé pour cultiver des champignons biologiques? (178, 4, 602)
Les clauses 7.3.2.1 à 7.3.2.3 définissent les exigences.
| Type de matière | Biologique | Compostée |
| Bois | Non, mais doit être exempt de toute substance interdite | Non |
| Déjections animales | 5.5.1 (32.310) décrit les sources acceptables. Il faut utiliser les sources biologiques si elles sont disponibles sur le marché. . |
Oui, et 1- Les exigences relatives aux matières destinées au compostage du tableau 4.2 de CAN/CGSB-32.311 s’appliquent; et2- Les critères du tableau 4.2 de CAN/CGSB-32.311 relatifs au Compost, Compost produit sur les lieux d’une exploitation et Compost provenant d’une autre exploitation s’appliquent. |
| Autres substances agricoles (paille, grains, foin, etc.) | Oui, si disponible sur le marché | 1) Si les sources biologiques ne sont pas disponibles, elles doivent être compostées;
2) Les exigences relatives aux Matières destinées au compostage au tableau 4.2 de CAN/CGSB-32.311 s’appliquent. 3) Les critères du tableau 4.2 de CAN/CGSB-32.311 relatifs au Compost, Compost produit sur les lieux d’une exploitation et Compost provenant d’une autre exploitation s’appliquent. |
Substances non agricoles – substrat en production de champignons #
Est-ce que des substances non agricoles telle la mousse de tourbe peuvent être utilisées comme milieu de croissance/substrat ou comme couche de protection au-dessus d’une couche de champignons sans avoir été compostées? (385)
La mousse de tourbe est une substance du tableau 4.2 de CAN/CGSB-32.311 dont l’utilisation n’est ni spécifiée, ni restreinte. Cette substance peut donc être considérée comme applicable en production de champignons sous la clause 7.3.1. Les autres substances non agricoles du tableau 4.2 peuvent aussi être envisagées à moins que leur annotation les contraigne à une utilisation spécifique qui n’inclut pas la production de champignons. En production de champignons, le compostage n’est obligatoire que pour les substances qui proviennent de l’agriculture conventionnelle (clause 7.3.2.3).
Substances agricoles de sources non biologiques dans les milieux de culture pour la production de champignons #
Lors de la préparation des substrats et des milieux de culture pour la production de champignons, les substances agricoles provenant de sources non biologiques doivent-elles être compostées avant d’entrer en contact avec le blanc/mycélium ou peuvent-elles être ajoutées au substrat pendant la phase/étape où le blanc/mycélium est présent ? (650.1)
Toutes les substances agricoles provenant de sources non biologiques doivent être compostées avant d’être utilisées à n’importe quel stade/phase de la production de champignons (clause 7.3.2.3).
Blanc de champignon et substrat de démarrage #
Lorsque du substrat de démarrage pour une culture de champignons contenant du blanc de champignon vivant (p. ex. du mycélium en vrac dans du grain ou de la sciure de bois ou incorporé dans un bloc de culture, un billot, un pain ou une brique) est mis en marché comme biologique, est-ce que les composants autres que le mycélium sont exemptés du calcul du pourcentage des ingrédients biologiques dans le produit final ? (471)
Le substrat de démarrage pour une culture de champignons, quel qu’en soit le format, n’est pas assujetti à la clause 9; le calcul du pourcentage d’ingrédients biologiques n’est donc pas applicable. Le blanc de champignon doit être conforme à la clause 7.3.3 et la préparation du matériel de démarrage doit être conforme à la clause 7.3.2.
Gélose dextrosée à la pomme de terre non biologique #
Est-ce qu’une gélose dextrosée à la pomme de terre non biologique peut être utilisée pour propager le mycélium (le matériel génétique initial) pour la production de blanc de champignon biologique? Si tel est le cas, cette gélose peut-elle contenir des composés et micronutriments qui ne sont pas listés? (451)
Oui. La gélose non-bio est permise s’il peut être démontré qu’elle ne contient aucun ingrédient GM (se référer à Agar, tableau 4.2. de CAN/CGSB-32.311) et que les composés et les micronutriments utilisés sont répertoriés dans le tableau 4.2, colonne 2 de CAN/CGSB-32.311 (se référer à la clause 7.3.3).
Sciures d’insectes en production de champignons #
En production de champignons biologiques, les sciures d’insectes sont-elles répertoriées sous les « Autres substances agricoles » décrites à la clause 7.3.2.3 (32.310), et les aliments pour insectes doivent-ils être biologiques ? Le produit final doit-il être composté? (548.2)
Les sciures d’insectes sont listées au tableau 4.2 de CAN/CGSB-32.311. En tant que substance agricole, les sciures d’insectes doivent être compostées si elles ne sont pas de source biologique (clause 7.3.2.3).
Chaux hydratée en production de champignons #
La chaux hydratée peut-elle être utilisée comme traitement ponctuel, pour lutter contre les maladies ou comme désinfectant en production de champignons biologiques ? (562)
La chaux hydratée est autorisée pour la lutte contre les maladies, comme indiqué au tableau 4.2 de CAN/CGSB-32.311.
7.4 Production de germinations, de pousses et de micro-verdurettes #
Production parallèle #
Est-ce que les germinations biologiques et conventionnelles peuvent être produites en parallèle dans la même exploitation si elles sont cultivées dans des contenants visuellement distinguables? (211) La section 7.4 de la norme ne contient ni ne mentionne aucune restriction liée à la production parallèle ; par conséquent, les germinations biologiques et conventionnelles pourraient être produites dans la même installation. Conformément à la clause 4.4.5, un système d’identification permettant de distinguer les germinations biologiques des germinations non biologiques est requis, lequel pourrait inclure des contenants visuellement distincts ou d’autres méthodes.
Pousses ou germinations #
Veuillez décrire la différence entre les pousses et les germinations? (191)
À la différence des germinations, qui ne sont habituellement cultivées que dans l’eau, les pousses peuvent être plantées dans un terreau de croissance. Les pousses sont en général coupées, alors que les germinations sont consommées avec la racine. La production de ces deux cultures doit être conforme à tous les critères établis à la section 7.4 (Production de germinations, de pousses et de microverdurettes).
Plantes vendues en pot #
Les plantes récoltées dans les 30 jours suivant leur ensemencement sont régies par 7.4 et les semences utilisées doivent être biologiques. Qu’advient-il lorsqu’elles sont vendues en pot au consommateur qui les garde au-delà de 30 jours? Faudrait-il encore utiliser des semences biologiques? (293)
Les plantes qui ne sont pas récoltées dans les 30 jours suivant leur ensemencement ne sont pas régies par la clause 7.4 (Pousses et microverdurettes) et les conditions relatives à la qualité des semences définies à la clause 5.3 a) s’appliquent.
Volume de sol en production de micro-verdurettes #
Est-ce que le critère qui définit le volume de sol dans les contenants dans les clauses 7.5.5.2 et 7.5.5.3 s’applique à la production des micro-verdurettes en contenants (7.4)? (400)
Non. Les clauses 7.5.5.2 et 7.5.5.3 ne s’appliquent pas aux cultures récoltées dans les 30 jours suivant l’imbibition telles que la production de micro-verdurettes.
Substances utilisées pour assainir les semences des germinations et les germinations, pousses et micro-verdurettes #
Dans la norme, à quel tableau doit-on se référer pour sélectionner les substances conformes pour l’assainissement des semences des germinations et l’assainissement des germinations, pousses et micro-verdurettes? (303)
Conformément à la clause 7.4.10, les substances utilisées pour la désinfection des semences destinées i) à la germination et ii) à la production de pousses doivent se limiter à celles énumérées dans les tableaux 4.2 et 7.3 de CAN/CGSB-32.311. Conformément aux clauses 7.4.12, 8.1 et 8.2 de CAN/CGSB-32.310, les substances utilisées pour iii) l’assainissement des germinations, pousses et micro-verdurettes sont limitées à celles du tableau 7.3 de CAN/CGSB-32.311.
Rinçage des germinations #
Quelles sont les exigences de qualité pour l’eau utilisée pour le rinçage des germinations, des pousses et des micro-verdurettes? (84)
Un programme de contrôle de la qualité de l’eau devrait être mis en place afin de garantir la potabilité de l’eau conformément à la note 7.4.4.
Le rinçage à l’eau chlorée des germinations, des pousses et micro-verdurettes est-il autorisé ? Si oui, à quelle concentration ? (150)
L’eau chlorée peut être utilisée pour rincer les germinations, des pousses et micro-verdurettes à condition que la teneur en chlore ne dépasse pas la limite fixée pour l’eau potable (voir la clause 7.4.12 en référence à la clause 8.2, et Composés du chlore au tableau 7.3 de CAN/CGSB-32.311.
Matériaux et substances inertes comme milieux de croissance #
Est-ce que des matériaux et substances inertes peuvent être utilisés en production de germinations, microverdurettes et pousses cultivées dans l’eau? Ou en production de pousses et de micro-verdurettes cultivées dans le sol? Pourrait-on utiliser la jute comme milieu de croissance? Ou la fibre de noix de coco? Peut-on stériliser le sol? (299, 358)
Pour les systèmes de production dans l’eau ou dans le sol, les contenants fabriqués de matières inertes telles l’acier inoxydable ou le plastique de grade alimentaire peuvent être utilisés (clause 7.4.6).
Le substrat de croissance doit respecter les restrictions relatives aux systèmes à base de sol (clause 7.4.9) et contenir une fraction minérale et une fraction organique (clause 7.5.5.1 c)).. La toile de jute, le coir ou la fibre de coco pourraient être utilisés comme partie du « sol » ou pourraient servir de « contenant » ou de paillis dans un système de production de pousses ou de micro-verdurettes basé sur le sol (clause 7.4.7). L’exploitant doit confirmer que ces matériaux sont exempts de substances interdites et/ou n’ont pas été traités avec de telles substances, et qu’ils sont conformes aux annotations du tableau 4.2 de CAN/CGSB-32.311 qui s’appliquent
Production biologique de germes de haricot mungo #
Est-ce que les germes de haricot mungo produits par culture hydroponique peuvent être certifiés biologiques? (245)
L’hydroponie est définie comme étant la ‘culture des végétaux avec des solutions nutritives renouvelées, sans le support d’un sol.’ Comme la germination du haricot mungo ne s’effectue pas à l’aide d’une solution nutritive (clause 7.4.8), il ne s’agit pas d’une culture de type hydroponique. La section 7.4 est consacrée à la production de germinations
7.5 Cultures produites sous des structures ou en contenants #
Mélange sol/sans sol #
Un producteur de cultures en serre peut-il prélever du sol à l’extérieur pour l’utiliser à l’intérieur de la serre? (267)
Oui, à la condition que le sol n’ait pas été exposé à des substances interdites par la norme pendant 36 mois (se référer à Sol, au tableau 4.2 – colonne 1 de CAN/CGSB-32.311).
Est-ce que les mélanges mousse de tourbe/compost sont conformes aux exigences de la clause 7.5.5.1 pour « le sol utilisé dans les contenants »? (25)
Tout dépend du contexte. 7.5.5.1 permet les systèmes de culture en contenants avec du sol. Un mélange de mousse de tourbe et de compost pourrait ne pas inclure la fraction minérale exigée, dépendamment des matières utilisées pour le compostage. Cette fraction du mélange doit contenir au moins 2% de minéraux du sol en poids sec ou en volume. Ces mêmes exigences s’appliquent à la production de semis et de plants repiqués (clause 5.3.7), mais ne s’appliquent pas au premier semis avant qu’il soit nécessaire de le nourrir (selon la clause 5.3.7 a)).
Milieu de culture pour semis #
Est-ce que les semis annuels peuvent être cultivés hors sol, même lors de la phase initiale de propagation (1-2 semaines) et être conformes à la norme (204.1)
Oui. L’utilisation d’un substrat hors-sol est autorisée uniquement lors du premier semis, sans apport de nutriments. Dès qu’un apport nutritif s’avère nécessaire, le substrat doit répondre aux exigences applicables au sol, telles que définies au paragraphe 7.5.5.1 (tel que référencé à la clause 5.3.7).
Milieu de culture pour propagules #
La clause 7.5.5.1 décrit la composition acceptable du sol pour les systèmes en contenants. Cependant, les techniques de multiplication par couches et par boutures peuvent requérir un racinement initial sans sol qui ne fournit aucune nutrition aux plantes propagées (eau, air humide, perlite, vermiculite, sable, mousse de tourbe). Les milieux sans sol peuvent-ils être utilisés pour la multiplication des plantes par bouturage et par multiplication par couches? (204.2)
La nutrition des plantes doit être basée sur le « sol », défini aux clauses 3 et 7.5.5.1. Les végétaux ne peuvent pas être nourris en appliquant les méthodes des systèmes de production hydroponique ou aéroponique. Cependant, tel que stipulé à la clause 5.3.7 a), lorsqu’une propagule (autre qu’une culture de tissu ou d’une micropropagation) n’a pas besoin de nutrition (coupe, marcottage, stade initial de la germination des graines), il est possible d’utiliser un milieu qui ne répond pas aux critères de 7.5.5.1, à condition que ce milieu ne contienne pas de substances interdites (voir la clause 1.5) et qu’il soit composé uniquement de substances figurant dans le tableau 4.2 (colonne 1) de CAN/CGSB-32.311.
Utilisation d’un fongicide en serriculture #
Si un exploitant couvre le sol des contenants d’une culture en serre et pulvérise la serre avec une substance interdite, peut-on réutiliser le sol de ces contenants pour les cultures subséquentes si des tests révèlent qu’il ne s’y trouve aucun résidu de la substance interdite? (477.1)
Non. Un test de résidus ne peut pas être utilisé comme substitut aux exigences de production sous régie biologique; les exploitants biologiques ne doivent pas appliquer des substances interdites à la clause 1.5.
Est-ce que le sol de ce contenant peut être utilisé en production biologique après 12 mois? (477.2)
Non. Même si le sol était couvert et qu’un test n’a détecté aucun résidu, une conversion de 36 mois est requise à la suite à l’application de la substance interdite pour que le sol soit conforme. Voir Sol au tableau 4.2 de CAN/CGSB-32.311. La période de 12 mois ne s’applique qu’aux nouvelles exploitations, conformément à la clause 5.1.1. Alterner de la production biologique à la production non biologique est interdit (clause 5.1.7)).
Composition du milieu de croissance #
Est-ce que la fibre de coco peut être intégrée au milieu de croissance dans les systèmes de production en contenants? (454.3)
Oui. La fibre de coco est inscrite au tableau 4.2 de CAN/CGSB-32.311.
Est-ce qu’il est permis d’utiliser un mélange de fibre de coco, de mousse de tourbe, de perlite et de compost pour cultiver des cultures pérennes? (454.4)
Non. Le sol utilisé dans les contenants pour les cultures pérennes doit aussi contenir une fraction minérale qui n’inclut ni la perlite, ni la vermiculite, et doit contenir au moins 2% d’un mélange de sable, d’argile ou de limon (clause 7.5.5.1 c)).
Objet de 7.5.5.1 #
La clause 7.5.5.1 fait-elle référence à tous les milieux de culture utilisés dans un système de contenants, ou uniquement aux milieux de culture utilisés en production en serre? (498.1)
La clause 7.5.5.1 fait référence à tous les milieux de culture préparés par l’exploitation ou achetés comme produit commercial.
Portée de l’exception en 7.5.5.1 #
L’exception pour les mélanges pour semis et plants à repiquer (clause 7.5.5.1 d)) concerne-t-elle seulement le pourcentage de 10 % de compost, ou s’applique-t-elle aussi à la fraction minérale de 2 %? (498.2)
Les mélanges pour semis/plants à repiquer peuvent contenir moins de compost, mais doivent contenir une fraction minérale de 2 %, conformément à 7.5.5.1 c) et d).
Compost pour les mélanges pour semis et plants à repiquer #
Les mélanges pour semis et plants à repiquer doivent-ils contenir du compost? (498.3)
Non. La clause 7.5.5.1 d) n’indique pas une teneur minimale en compost.
Disposer du sol d’une serre #
Suivant la clause 7.5.12, les exploitants peuvent-ils disposer du sol d’une serre lorsqu’il y a un risque de maladie ou de propagation de ravageurs? (465)
Éliminer le sol d’une serre pour minimiser la propagation d’un organisme nuisible ou d’une maladie transmissible n’est permis que lorsqu’une directive réglementaire l’exige.
Sol et compost en production en serre #
Le biocharbon dans un mélange de sol est-il considéré comme une fraction minérale? (424.1)
Non. Le biocharbon doit être utilisé comme matière organique.
Est-ce que le tortillon de ver et le vermicompost sont considérés comme du compost, pouvant faire partie du 10% de compost exigé à la clause 7.5.5.1 d)? (424.2)
Oui, car ces deux substances sont des produits ‘dérivés d’un processus aérobie supervisé’. Voir la définition de Compost (clause 3). Se référer aussi au tableau 4.2 de CAN/CGSB-32.311, Compost de vers de terre.
Est-ce que les applications additionnelles de compost requises à 7.5.5.4 a) peuvent être fournies sous forme de thé de compost? (424.3)
Non. Le thé de compost n’est pas considéré comme étant du compost.
Composés minéraux rocheux comme fraction minérale #
Les composés minéraux rocheux, comme la dolomite ou le gypse ajoutés à un sol/milieu de culture, peuvent-ils composer la fraction minérale exigée en production en contenants (7.5.5.1 e) ? (563)
Oui. Le sable, le limon et l’argile décrits à la clause 7.5.5.1 e) font référence à la taille des particules et englobent les composés minéraux rocheux (à l’exclusion de la perlite et de la vermiculite) autorisés par la présente norme.
Sous-produits forestiers comme matières pour le compost en serre #
Est-ce que l’écorce ou les sous-produits forestiers peuvent seuls suffire à satisfaire l’exigence de 10% de compost pour la culture en contenants en serre? (461.2)
Non. Le compost est le produit d’un processus aérobique soigneusement planifié. Voir la définition de Compost à la clause 3.
Éclairage artificiel en complément de la lumière naturelle #
Est-ce que les systèmes de production qui ne reposent que sur un éclairage artificiel sont permis en production biologique? (342.2)
Les micro-verdurettes et les pousses peuvent être cultivées exclusivement sous éclairage artificiel. Pour la production en serre, l’éclairage artificiel n’est permis qu’en complément de la lumière naturelle (se référer à 7.5.7). Cultiver des végétaux sous structures opaques est interdit. Note: La norme sur la production biologique en serre n’a pas été développée en considérant les systèmes de croissance en chambre close.
Quelle quantité de lumière solaire est nécessaire pour confirmer qu’elle est la principale source de lumière prescrite par 7.5.7 ? (551)
Le soleil doit constituer la principale source de lumière pour la photosynthèse tout au long de l’année, du lever au coucher du soleil. Un éclairage d’appoint peut être utilisé pour améliorer la production végétale, mais l’exposition à la lumière du soleil doit être optimisée chaque jour de l’année. En d’autres termes, il est interdit de cultiver des plantes dans une structure opaque, même si celle-ci comporte des fenêtres qui laissent passer de la lumière du soleil.
Lumière UV-C comme traitement antimicrobien #
L’utilisation de la lumière UV-C comme traitement antimicrobien des surfaces des cultures peut-elle être considérée comme un éclairage d’appoint au sens de la clause 7.5.7 ? (586)
Non. L’éclairage d’appoint autorisé par 7.5.7 est spécifiquement destiné à la photosynthèse. La lumière des appareils de désinfection UV-C en contact direct avec les produits biologiques pendant la production en tant que traitement d’assainissement microbien est autorisée. Voir Radiation non ionisante, au tableau 4.2 de CAN/CGSB-32.311.
Est-ce que la production parallèle est interdite en production de cultures en serre? (285)
La clause 5.1.4 interdit la production parallèle de cultures annuelles, incluant les cultures annuelles cultivées en serre; les exceptions décrites à la clause 5.1.4 a), b), c), et d). s’appliquent Cependant, la production de cultures biologiques et non biologiques visuellement distinguables est considérée comme étant une exploitation fractionnée, permise par la norme (clause 5.1.3), à la condition que les systèmes (air, eau, contrôle des ravageurs, etc.) soient séparés; il ne doit y avoir aucun risque de contamination de la culture biologique par des substances interdites (clause 1.5).
7.6 Cueillette de plantes sauvages #
Farine d’algues marines sauvages #
Est-ce que la farine d’algues marines sauvages peut être certifiée? (244)
Les produits d’algues doivent être certifiés conformément à la norme aquacole biologique CAN/CGSB-32.312.
Zone tampon autour des sites de cueillette #
Est-ce que des sites de récolte de plantes sauvages peuvent être situés à moins d’un kilomètre de sources potentielles de contamination environnementale, telles des terrains de golf, etc., s’il est démontré que les plantes sauvages sont complètement isolées de tout contact avec les substances interdites par une zone tampon clairement définie, en conformité avec 7.6.4? (343.1)
Non. La clause 7.6.4 de la norme ne permet pas de réduire à moins d’un kilomètre la zone tampon entourant les plantes sauvages si elle est requise.
Lorsqu’une récolte de plantes sauvages ne peut pas être certifiée (l’exigence de 1 kilomètre ne pouvant être satisfaite), est-ce que la production parallèle est interdite entre les cultures végétales en plantation et la récolte de plantes sauvages? Si tel est le cas, dans quel contexte serait-elle permise? (343.2)
Si les plantes sauvages ne peuvent être certifiées, la production parallèle dans une plantation biologique existante serait permise; cependant, une nouvelle plantation biologique ne pourrait pas être établie (clauses 5.1.4 et 5.1.5).
Contrôle des mauvaises herbes pour les plantes sauvages #
Le sel peut-il être utilisé pour contrôler les mauvaises herbes lorsque les plantes sauvages y sont entreposées au sol? Même si cette zone d’entreposage se trouve sur un affleurement rocheux ? (367)
Non. Les pratiques de gestion doivent éviter de perturber l’environnement (clause 7.6.2 b) et la zone sauvage doit être « relativement intacte » (clause 7.6.3) ; par conséquent, l’utilisation de sel comme « herbicide » dans la zone de récolte ou de stockage est interdite, car cela perturberait l’écosystème.
Miel produit par des abeilles sauvages #
Est-ce que le miel produit par des abeilles sauvages peut être certifié en se référant aux exigences de la clause 7.6 ‘Cueillette de plantes sauvages’? (382)
Les produits d’animaux sauvages ne sont pas couverts par les NBC.
7.7 Insectes biologiques #
Agents gélifiants – alimentation des grillons #
Est-ce que les agents gélifiants comme la gomme de guar et la gomme de xanthane peuvent être ajoutés à l’eau potable ou aux aliments destinés aux grillons? Cela préviendrait la noyade des criquets étant donné qu’ils sont petits lors de l’éclosion. (511)
Oui. Les agents gélifiants sont permis s’ils sont biologiques. Les agents gélifiants non biologiques ne sont pas permis car aucun de ces agents n’est répertorié au tableau 5.2 de CAN/CGSB-32.311.
