{"id":6746,"date":"2019-12-13T12:11:35","date_gmt":"2019-12-13T17:11:35","guid":{"rendered":"https:\/\/organicfederation.ca\/nouvelles\/young-shoots-in-a-flowery-garden-at-the-irda\/"},"modified":"2021-08-25T14:22:58","modified_gmt":"2021-08-25T18:22:58","slug":"de-jeunes-pousses-dans-les-jardins-fleuris-de-lirda","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/organicfederation.ca\/fr\/balados\/de-jeunes-pousses-dans-les-jardins-fleuris-de-lirda\/","title":{"rendered":"De jeunes pousses dans les jardins fleuris de l&rsquo;IRDA"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-post\" data-elementor-id=\"6746\" class=\"elementor elementor-6746 elementor-3789\" data-elementor-settings=\"{&quot;ha_cmc_init_switcher&quot;:&quot;no&quot;}\" data-elementor-post-type=\"post\">\n\t\t\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-5491ff20 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default\" data-id=\"5491ff20\" data-element_type=\"section\" data-e-type=\"section\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-default\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-52cf44cb\" data-id=\"52cf44cb\" data-element_type=\"column\" data-e-type=\"column\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-7d6db5b elementor-widget elementor-widget-heading\" data-id=\"7d6db5b\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"heading.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t<h2 class=\"elementor-heading-title elementor-size-default\">Sommaire<\/h2>\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-59665161 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"59665161\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p>Les pousses sont de plus en plus recherch\u00e9es par les consommateurs : leur saveur et leur fra\u00eecheur en font des aliments souvent consomm\u00e9s au quotidien. Voil\u00e0 pourquoi une \u00e9quipe de l\u2019IRDA men\u00e9e par\u00a0<strong>Caroline C\u00f4t\u00e9<\/strong>\u00a0se penche sur la production des pousses sous r\u00e9gie biologique, de jeunes plants que les organismes nuisibles appr\u00e9cient tout autant que les consommateurs.\u00a0<a href=\"https:\/\/www.dal.ca\/faculty\/agriculture\/oacc\/fr-accueil\/grappe-scientifique-biologique\/Grappe-biologique-3\/horticulture\/activite-12.html\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Lire davantage<\/a>.<\/p><p>T\u00e9l\u00e9chargez la\u00a0<a href=\"http:\/\/organicfederation.ca\/sites\/documents\/Jeunes%20pousses%20fr.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">transcription en format PDF<\/a>.<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-2ba04291 elementor-widget elementor-widget-shortcode\" data-id=\"2ba04291\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"shortcode.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-shortcode\"><iframe title=\"Des jeunes pousses bio dans un jardin fleuri \u00e0 l\u2019IRDA [21:25]\" allowtransparency=\"true\" height=\"150\" width=\"100%\" style=\"border: none; min-width: min(100%, 430px);\" scrolling=\"no\" data-name=\"pb-iframe-player\" src=\"https:\/\/www.podbean.com\/player-v2\/?i=n45gt-cb39de-pb&from=embed&share=1&download=1&skin=1&btn-skin=7&size=150\"><\/iframe><\/div>\n\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-4a524491 elementor-widget elementor-widget-accordion\" data-id=\"4a524491\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"accordion.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-accordion\">\n\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-accordion-item\">\n\t\t\t\t\t<div id=\"elementor-tab-title-1241\" class=\"elementor-tab-title\" data-tab=\"1\" role=\"button\" aria-controls=\"elementor-tab-content-1241\" aria-expanded=\"false\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<span class=\"elementor-accordion-icon elementor-accordion-icon-left\" aria-hidden=\"true\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<span class=\"elementor-accordion-icon-closed\"><i class=\"fas fa-book\"><\/i><\/span>\n\t\t\t\t\t\t\t\t<span class=\"elementor-accordion-icon-opened\"><i class=\"fas fa-book-open\"><\/i><\/span>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/span>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<a class=\"elementor-accordion-title\" tabindex=\"0\">Lire la transcription<\/a>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<div id=\"elementor-tab-content-1241\" class=\"elementor-tab-content elementor-clearfix\" data-tab=\"1\" role=\"region\" aria-labelledby=\"elementor-tab-title-1241\"><p><strong>Bonjour, ici Nicole Boudreau de la F\u00e9d\u00e9ration Biologique du Canada. <\/strong><\/p><p><strong>Nous avons aujourd\u2019hui le plaisir d\u2019interviewer 3 chercheurs de l\u2019Institut de Recherche et de D\u00e9veloppement en agroenvironnement (IRDA). Il s\u2019agit de Caroline Cot\u00e9, chercheure et coordonnatrice du secteur biologique \u00e0 l\u2019IRDA, Annabelle Firlej, Docteure en biologie, chercheure en entomologie \u00e0 l\u2019IRDA, et Maxime Lefebvre, Docteur en science v\u00e9g\u00e9tale et professionnel de recherche en herbologie a l\u2019IRDA. Bonjour Caroline ! Bonjour Annabelle! Bonjour Maxime<\/strong>!<\/p><p>Bonjour!<\/p><p><strong>Le nom de votre activit\u00e9 de recherche dans le cadre de la Grappe Scientifique Biologique 3 est <em>\u00c9laboration d\u2019un syst\u00e8me de production de jeunes pousses biologiques, une approche multidisciplinaire.<\/em> Alors, c\u2019est la raison pour laquelle nous avons 3 chercheurs pour cette activit\u00e9 de recherche. Pourriez-vous d\u00e9crire le r\u00f4le sp\u00e9cifique de chacun d\u2019entre vous?<\/strong><\/p><p><strong>Caroline<\/strong> &#8211; Oui bien s\u00fbr. Comme on souhaitait avoir une approche multidisciplinaire, on a des gens qui travaillent en r\u00e9gie de l\u2019eau avec Carl Boivin et son \u00e9quipe. Au niveau du contr\u00f4le des insectes, on travaille avec Annabelle Firlej, et au niveau du contr\u00f4le des mauvaises herbes, avec Maxime Lefebvre, qui fait partie de l\u2019\u00e9quipe de Maryse Leblanc.<\/p><p><strong>Les jeunes pousses sont un produit de plus en plus populaire aupr\u00e8s des consommateurs. Quels sont les d\u00e9fis reli\u00e9s \u00e0 la production biologique de jeunes pousses?<\/strong><\/p><p><strong>Caroline <\/strong>&#8211; En fait, la production conventionnelle des jeunes pousses est d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s importante au Qu\u00e9bec et la demande pour des produits biologiques devient tout aussi importante. C\u2019est une production qui se fait en terre noire, un type de sol o\u00f9 la production biologique au Qu\u00e9bec est beaucoup moins importante. On a donc voulu assembler les \u00e9quipes pour d\u00e9velopper une r\u00e9gie, s\u2019assurer qu\u2019en faisant certaines interventions, on trouve les meilleurs compromis pour, \u00e0 la fois, fertiliser les cultures et contr\u00f4ler les ravageurs.<\/p><p><strong>Quelle est votre approche pour le contr\u00f4le des ravageurs dans le cadre de cette activit\u00e9?<\/strong><\/p><p><strong>Caroline<\/strong> &#8211; On a deux sites exp\u00e9rimentaux, dont le premier est en place depuis d\u00e9j\u00e0 5 ans; ce sont des sites de longue dur\u00e9e pour bien voir l\u2019effet de nos pratiques \u00e0 long-terme; c\u2019est particuli\u00e8rement important en agriculture biologique, parce qu\u2019on va moduler avec le temps la fertilit\u00e9 et les communaut\u00e9s de microbiennes des sols. Le site en place depuis 5 ans a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 pour la production de carottes pendant 2 ann\u00e9es, puis en production de jeunes pousses de laitue et d\u2019\u00e9pinards depuis les 3 derni\u00e8res ann\u00e9es. On y applique des cultures de couvertures diff\u00e9rentes, soit l\u2019avoine, le pois ou bien aucune culture de couverture. Pour chacun de ces types de cultures de couvertures, on \u00e9value diff\u00e9rentes approches de fertilisation\u00a0: des applications de granules de fumier de poulet, de compost ou un contr\u00f4le qui ne re\u00e7oit pas ces fertilisants. Les cultures de couvertures sont importantes, particuli\u00e8rement en production en terre noire, parce que ce type de sol est tr\u00e8s sujet \u00e0 l\u2019\u00e9rosion par le vent; il y a donc des pertes de sol \u00e0 long-terme, amplifi\u00e9es par l\u2019oxydation de la mati\u00e8re organique. On a aussi \u00e9valu\u00e9 l\u2019effet potentiel des cultures de couvertures sur les insectes ou les mauvaises herbes qui pourraient \u00eatre pr\u00e9sents en cours de production. On a \u00e9valu\u00e9 les rendements et les diff\u00e9rentes approches de contr\u00f4le des ravageurs. Quant au deuxi\u00e8me site, en marche depuis 2 ans, on y fait la production de laitue et de roquette; les cultures de couvertures \u00e9valu\u00e9es sont le seigle, un m\u00e9lange avoine-sarrasin et un contr\u00f4le; toutes les parcelles sont fertilis\u00e9es de la m\u00eame mani\u00e8re.<\/p><p><strong>Donc, ce sont des cultures de couvertures diff\u00e9rentes et des vari\u00e9t\u00e9s de pousses diff\u00e9rentes sur les deux sites?<\/strong><\/p><p><strong>Caroline<\/strong> &#8211; Oui, soit laitue et \u00e9pinards dans le premier site, laitue et roquette dans le deuxi\u00e8me site. Comme la saison de production des jeunes pousses est tr\u00e8s courte, soit d\u2019environ 3 semaines, nous pouvons faire 2 ou 3 tests de production \u00e0 chaque ann\u00e9e. \u00a0<\/p><p><strong>Bien que le cycle de production soit relativement court, les ravageurs ont le temps de s\u2019installer. Quels sont les principaux ravageurs en culture de jeunes pousses? <\/strong><\/p><p><strong>Caroline<\/strong> &#8211; Le contr\u00f4le des mauvaises herbes est un d\u00e9fi tr\u00e8s important dans ce type de production, de m\u00eame que le contr\u00f4le de certains insectes.<\/p><p><strong>Maxime<\/strong> &#8211; Dans le premier site exp\u00e9rimental, notre r\u00f4le \u00e9tait sensiblement d\u2019\u00e9valuer les populations de mauvaises herbes qui s\u2019\u00e9taient \u00e9tablies en fonction des diff\u00e9rentes cultures de couvertures et du mode de fertilisation. Les esp\u00e8ces que l\u2019on retrouve dans ces sites de production en terre organique sont sensiblement le pourpier potager, le tabouret des champs, le ch\u00e9nopode blanc, soit des esp\u00e8ces pr\u00e9valentes qui pourraient potentiellement diminuer les rendements s\u2019il n\u2019y avait aucune intervention.<\/p><p><strong>Et quelles sont vos strat\u00e9gies pour combattre ces mauvaises herbes? <\/strong><\/p><p><strong>Maxime<\/strong> &#8211; Les strat\u00e9gies ont davantage \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9es dans le deuxi\u00e8me site exp\u00e9rimental o\u00f9 les objectifs \u00e9taient vraiment d\u2019optimiser l\u2019intervention des faux semis.<\/p><p>Du moment o\u00f9 les buttes sont pr\u00e9par\u00e9es et jusqu\u2019au moment o\u00f9 la culture va \u00eatre sem\u00e9e, on a tent\u00e9 d\u2019optimiser la technique des faux semis, soit un travail du sol pour stimuler la germination des mauvaises herbes pour ensuite les d\u00e9truire. L\u2019objectif est d\u2019amoindrir les mauvaises herbes qui vont s\u2019\u00e9tablir dans la culture. On a donc \u00e9valu\u00e9 l\u2019efficacit\u00e9 de diff\u00e9rents \u00e9quipements de travail du sol, notamment le sarcleur \u00e0 cages et la herse-\u00e9trille. On a aussi \u00e9valu\u00e9 un biopesticide \u00e0 base d\u2019acide ac\u00e9tique pour voir si on pouvait limiter la pr\u00e9sence des mauvaises herbes lorsque le sol n\u2019est pas travaill\u00e9. Ce sont des outils que nous avons \u00e9valu\u00e9 en observant comment les mauvaises herbes s\u2019implantent dans la culture.<\/p><p><strong>Votre strat\u00e9gie est donc de faire germer les mauvaises herbes, les d\u00e9truire et ensuite de planter vos jeunes pousses?<\/strong><\/p><p><strong>Maxime<\/strong> &#8211; Exactement, puis parall\u00e8lement, on tente de bien comprendre quelles esp\u00e8ces germent et \u00e0 quel moment lors de ces interventions. On tente de mod\u00e9liser la lev\u00e9e des mauvaises herbes afin de comprendre, \u00e0 la suite d\u2019un travail du sol, dans quelle proportion chacune des esp\u00e8ces va germer. Cela nous permettra de bien planifier nos interventions de faux-semis afin de sauver du temps et amoindrir les populations de mauvaises herbes.<\/p><p><strong>Mais comme vous \u00eates en terre noire, une terre plus volatile, est-ce que le travail du sol peut contribuer \u00e0 l\u2019\u00e9rosion? <\/strong><\/p><p><strong>Maxime<\/strong> &#8211; En fait, l\u2019intervention des faux-semis est un travail tr\u00e8s superficiel dans les 2-3 premiers centim\u00e8tres de la surface du sol, le but \u00e9tant seulement d\u2019arracher ou recouvrir les petites plantules de mauvaises herbes qui s\u2019\u00e9tablissent. Le but est de ne pas travailler le sol; si le mod\u00e8le test\u00e9 nous indiquait que ce n\u2019est pas n\u00e9cessaire, \u00e7a serait \u00e0 l\u2019avantage des producteurs en termes de co\u00fbts d\u2019op\u00e9ration et d\u2019efforts de d\u00e9sherbage.<\/p><p><strong>Caroline <\/strong>&#8211; La pratique des faux-semis est d\u00e9j\u00e0 pratiqu\u00e9e par les producteurs, mais nous cherchons \u00e0 comprendre de quelle mani\u00e8re et \u00e0 quel moment intervenir le mieux possible pour r\u00e9duire les interventions qui repr\u00e9sentent aussi des co\u00fbts pour les producteurs.<\/p><p><strong>Annabelle, vous \u00eates entomologiste, quel est votre r\u00f4le pour cette activit\u00e9 de recherche ?<\/strong><\/p><p><strong>Annabelle<\/strong> &#8211; Mon r\u00f4le est vraiment d\u2019\u00e9tablir des strat\u00e9gies pour g\u00e9rer les insectes ravageurs des cultures de jeunes pousses. La tol\u00e9rance est tr\u00e8s faible au niveau du dommage caus\u00e9 par les ravageurs; plus de 5% de pousses endommag\u00e9es est un seuil tr\u00e8s important en production de jeunes pousses biologiques. On essaie donc de rester en bas de 5%. Il y a diff\u00e9rentes mani\u00e8res d\u2019y parvenir, \u00e7a d\u00e9pend beaucoup de la culture.<\/p><p>Par exemple, on avait des productions d\u2019\u00e9pinards dans le 1<sup>er<\/sup> site, et de roquette dans le 2i\u00e8me site. Ce ne sont pas les m\u00eames produits biologiques qui vont \u00eatre homologu\u00e9s pour lutter contre les diff\u00e9rents ravageurs, soit l\u2019altise, le thrips, le puceron, la chenille d\u00e9foliatrice et la punaise terne. Il s\u2019agit d\u2019un pool important d\u2019insectes qui endommagent les jeunes pousses.<\/p><p>\u00c0 titre d\u2019exemple, il n\u2019y a pas de biopesticides homologu\u00e9s pour le contr\u00f4le de l\u2019altise \u00e0 t\u00eate rouge, le principal ravageur de l\u2019\u00e9pinard. On a appliqu\u00e9 une strat\u00e9gie, soit l\u2019utilisation de plantes trappes pour attirer l\u2019insecte et le d\u00e9tourner de la culture commerciale. Donc on s\u00e9lectionne des plantes qui sont plus attirantes que l\u2019\u00e9pinard. On a test\u00e9 diff\u00e9rents m\u00e9langes de plantes pendant 3 \u00e0 4 semaines, soit des m\u00e9langes d\u2019amarante, de colza, de moutarde, mais on aussi innov\u00e9 en testant des plantes ornementales parce qu\u2019elles attirent l\u2019altise \u00e0 t\u00eate rouge naturelle. On parle ici de coreopsis, de zignas et de chrysanth\u00e8mes. Nous allons \u00e9tablir un syst\u00e8me exp\u00e9rimental qui permet de tester ces diff\u00e9rents m\u00e9langes et d\u2019observer leur pouvoir d\u2019attraction sur l\u2019altise \u00e0 t\u00eate rouge. Ce premier projet a permis d\u2019observer que les m\u00e9langes floraux sont tr\u00e8s attractifs pour l\u2019altise \u00e0 t\u00eate rouge, plus que les autres m\u00e9langes que l\u2019on avait test\u00e9s. Nous exploiterons donc ces r\u00e9sultats dans le futur.<\/p><p><strong>C\u2019est int\u00e9ressant parce que vous favorisez la biodiversit\u00e9 tout en cr\u00e9ant un joli jardin.<\/strong><\/p><p><strong>Annabelle<\/strong> -Oui, c\u2019est un joli jardin qu\u2019on utilise pour d\u00e9tourner le ravageur. Dans le 2<sup>e<\/sup> site, pour la roquette, nous avons une approche compl\u00e8tement diff\u00e9rente. Nous testons diff\u00e9rentes strat\u00e9gies, car pour la roquette, nous disposons de vieux pesticides homologu\u00e9s, mais nous voulons diminuer leur utilisation pour \u00e9viter de cr\u00e9er des probl\u00e8mes de r\u00e9sistance. Nous avons donc compar\u00e9 une r\u00e9gie avec biopesticides \u00e0 une r\u00e9gie qui est mix\u00e9e. Nous utilisons certains biopesticides tout en utilisant des ennemis naturels, qui ont le pouvoir tr\u00e8s important de d\u00e9vorer certains insectes ravageurs; l\u2019inconv\u00e9nient est que les ennemis naturels ont besoin d\u2019un certain temps pour s\u2019installer. En 3 \u00e0 4 semaines, c\u2019est quand m\u00eame long pour une production, nous avons r\u00e9ussi \u00e0 \u00e9tablir quels agencements d\u2019ennemis naturels pouvaient \u00eatre int\u00e9ressants pour ce type de culture. Nous avons produit des acariens pr\u00e9dateurs, des \u0153ufs de chrysope par exemple qui, au stade larvaire, vont manger pleins d\u2019insectes \u00e0 corps mou, comme les pucerons, les thrips, etc. Donc, on a compar\u00e9 ces diff\u00e9rents modes de lutte contre les ravageurs pour les producteurs de roquette qui cherchent \u00e0 r\u00e9duire leur utilisation de biopesticides tout en restant en de\u00e7\u00e0 du seuil de 5% de dommages \u00e9conomiques.<\/p><p><strong>M\u00eame si la production au champ est d\u2019une dur\u00e9e de 3-4 semaines, les ravageurs ont quand m\u00eame le temps de s\u2019y int\u00e9resser et de d\u00e9velopper une pr\u00e9dation?<\/strong><\/p><p><strong>Annabelle<\/strong> -Oui, il y a des pr\u00e9dateurs dont le d\u00e9veloppement est rapide et qui seront tr\u00e8s actifs, comme les acariens qui sont tr\u00e8s mobiles; on \u00e9tudie leur comportement pour les introduire \u00e0 un moment strat\u00e9gique. On peut donc miser, m\u00eame sur 3 semaines, sur les effets des ennemis naturels; c\u2019est ce qui est tr\u00e8s int\u00e9ressant.<\/p><p><strong>Mais est-ce la premi\u00e8re exp\u00e9rience qui est men\u00e9e en production de jeunes pousses biologiques au Qu\u00e9bec?<\/strong><\/p><p><strong>Annabelle<\/strong> -Au niveau des insectes ravageurs et donc des m\u00e9thodes de contr\u00f4le, oui! Il y a des exp\u00e9riences qui se font \u00e0 la ferme, les producteurs eux-m\u00eames testent des strat\u00e9gies, mais elles ne sont pas forc\u00e9ment publi\u00e9es. \u00a0<\/p><p><strong>Et vous b\u00e9n\u00e9ficiez de l\u2019appui d\u2019un important producteur du Qu\u00e9bec, Vert Nature, qui se sp\u00e9cialise en ce moment en production conventionnelle de jeunes pousses, mais qui voudrait en d\u00e9velopper la production biologique car le march\u00e9 est en croissance. Une fois que les r\u00e9sultats de vos recherches seront concluants, comment un producteur de jeunes pousses pourrait appliquer les r\u00e9sultats de votre activit\u00e9?<\/strong><\/p><p><strong>Caroline<\/strong> &#8211; Il y a diff\u00e9rents moyens, des publications \u00e9crites, des conf\u00e9rences et un travail qui est r\u00e9alis\u00e9 en collaboration avec les gens de Phytodata. Nous coop\u00e9rons aussi avec les producteurs agricoles; nous avons travaill\u00e9 de fa\u00e7on tr\u00e8s \u00e9troite avec les experts de Vert Nature car souvent, ce que je dis, c\u2019est qu\u2019un producteur est la meilleure personne qui puisse convaincre un autre producteur. Quand on travaille en coop\u00e9ration avec les producteurs d\u00e8s le d\u00e9marrage, cela facilite beaucoup le transfert.<\/p><p><strong>Mais un producteur devra se procurer des arm\u00e9es de pr\u00e9dateurs pour lutter contre les ravageurs des jeunes pousses ?<\/strong><\/p><p><strong>Caroline <\/strong>&#8211; Diff\u00e9rentes strat\u00e9gies sont \u00e9valu\u00e9es dans le cadre du projet; \u00e9videmment, les aspects \u00e9conomiques sont toujours pr\u00e9sents dans nos esprits et chez nos partenaires. Il faut trouver le meilleur compromis pour le maintien de la productivit\u00e9, les co\u00fbts que \u00e7a repr\u00e9sente, toujours dans le respect de l\u2019environnement. Par exemple, quand aucun biopesticide n\u2019est homologu\u00e9, il faut trouver des alternatives; c\u2019est ce qu\u2019Annabelle effectue pour le contr\u00f4le des insectes.<\/p><p><strong>Et conclusion, qu\u2019est-ce qui vous a motiv\u00e9 \u00e0 entreprendre une recherche en agriculture biologique, qu\u2019est-ce qui vous passionne au sujet de ce type de production?<\/strong><\/p><p><strong>Caroline<\/strong> &#8211; L\u2019agriculture biologique nous ram\u00e8ne aux bases de la pratique agronomique. Il faut bien comprendre les syst\u00e8mes qui sont en jeu en production biologique car nous ne disposons pas toujours des outils qui nous permettraient de corriger rapidement une probl\u00e9matique telle, par exemple, une carence en aliments nutritifs. On ne peut pas utiliser des fertilisants de synth\u00e8se pour combler des carences en azote, alors, il faut constituer des r\u00e9serves \u00e0 l\u2019avance. Le d\u00e9fi est donc tr\u00e8s important et int\u00e9ressant. Pour le contr\u00f4le des mauvaises herbes et des insectes, il faut comprendre les interactions, pourquoi cet insecte est pr\u00e9sent et comment on peut le r\u00e9primer quand on n\u2019a pas l\u2019outil qui va nous permettre d\u2019intervenir rapidement. Nous \u00e9valuons des syst\u00e8mes et c\u2019est la raison pour laquelle nous fonctionnons en multidisciplinarit\u00e9; on veut \u00e9viter, par exemple, d\u2019utiliser une culture de couverture qui favoriserait la pr\u00e9sence d\u2019un ravageur dans notre champ ou qui ferait en sorte que l\u2019on aurait plus de mauvaises herbes. C\u2019est ce qui nous a motiv\u00e9 \u00e0 travailler en \u00e9quipe, en collaboration avec notre partenaire de l\u2019industrie. C\u2019est important d\u2019avoir des interventions qui ne vont pas cr\u00e9er un autre probl\u00e8me.<\/p><p>Il faut aussi \u00eatre strat\u00e9gique\u00a0: une culture de couverture, tout en comp\u00e9titionnant avec les mauvaises herbes, peut aider \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer des nitrates qui, autrement, se retrouveraient dans l\u2019environnement. Il importe donc de consid\u00e9rer le syst\u00e8me de production sous tous les angles.<\/p><p><strong>Les producteurs et les consommateurs seront surement heureux d\u2019appliquer les r\u00e9sultats de l\u2019activit\u00e9 de recherche men\u00e9e par Caroline Cot\u00e9, Annabelle Firlej et Maxime Lefebvre, tous trois de l\u2019Institut de recherche et de d\u00e9veloppement en agroenvironnement. Merci! <\/strong><\/p><\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les pousses sont de plus en plus pris\u00e9es par les consommateurs. 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